Depuis 2026, un nouveau congé de naissance remplace le congé parental d’éducation pour les parents d’un enfant né ou adopté. Ce dispositif offre une durée plus longue et une meilleure indemnisation. Voici les modalités pratiques à connaître.

Qu’est-ce que le congé supplémentaire de naissance ?

Le congé supplémentaire de naissance est un droit ouvert à chaque parent après la naissance ou l’adoption d’un enfant. Il remplace le congé parental d’éducation. Sa durée maximale est de 6 mois par parent, fractionnable ou non, et peut être pris jusqu’aux 3 ans de l’enfant (ou 3 ans après l’arrivée de l’enfant adopté).

Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

Pour en bénéficier, vous devez justifier d’une durée minimale d’activité professionnelle avant la naissance ou l’adoption. Les conditions précises (nombre d’heures travaillées, ancienneté) sont fixées par décret. Le congé est ouvert aux salariés du secteur privé et aux agents publics. Il est également accessible aux travailleurs indépendants sous certaines conditions de cotisations.

Quelle est la rémunération pendant ce congé ?

Pendant le congé, vous percevez une allocation forfaitaire versée par la CAF ou la MSA. Son montant est revalorisé chaque année. Pour les salariés, l’employeur n’est pas tenu de maintenir le salaire, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. L’allocation est cumulable avec d’autres prestations sous conditions de ressources.

Comment faire la demande ?

La demande s’effectue auprès de votre employeur (ou de votre caisse pour les indépendants) au moins un mois avant le début souhaité du congé. Vous devez fournir un justificatif de naissance ou d’adoption. L’employeur ne peut pas refuser le congé, mais peut en reporter le début dans la limite d’un mois pour des raisons de service.

Quels sont les droits pendant le congé ?

Pendant le congé, votre contrat de travail est suspendu. Vous conservez vos droits à l’ancienneté et à la mutuelle d’entreprise. À l’issue du congé, vous devez retrouver votre poste ou un poste équivalent. Le congé peut être interrompu en cas de nouvelle naissance, de décès de l’enfant ou de reprise anticipée avec l’accord de l’employeur.

L’essentiel à retenir

  • Congé de 6 mois par parent, jusqu’aux 3 ans de l’enfant.
  • Allocation forfaitaire versée par la CAF ou MSA.
  • Demande à faire auprès de l’employeur au moins un mois avant.
  • Contrat suspendu mais ancienneté conservée.
  • Remplace le congé parental d’éducation depuis 2026.

Questions fréquentes

Le congé supplémentaire de naissance est-il obligatoire ?

Non, c’est un droit que vous pouvez choisir d’exercer ou non. Vous n’êtes pas obligé de le prendre.

Puis-je fractionner mon congé de naissance ?

Oui, le congé peut être pris en une ou plusieurs fois, dans la limite de 6 mois au total par parent.

Quel est le montant de l’allocation ?

Le montant est forfaitaire et revalorisé chaque année. Il dépend de vos revenus et de votre situation familiale. Renseignez-vous auprès de la CAF.

Ce congé est-il ouvert aux pères ?

Oui, il est ouvert à chaque parent, quel que soit son sexe, sous réserve de remplir les conditions d’activité.

Que se passe-t-il si je change d’emploi pendant le congé ?

Le congé est lié à votre contrat en cours. Si vous démissionnez, le congé prend fin. En cas de changement d’employeur, vous pouvez demander un nouveau congé auprès du nouvel employeur.


Source : service-public.gouv.fr

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